Lutte contre la délinquance en Tarn-et-Garonne - BILAN 2015 -

 
 

De nouveaux outils pour des chiffres plus fiables

Un service statistique ministérielle a été créé en octobre 2014. Il est composé de statisticiens, dirigés par un inspecteur général de l’INSEEInstitut national de la statistique et des études économiques et a pour mission de garantir la sincérité et la fiabilité du dispositif de remontées statistiques et de production des données, conformément aux exigences de la statistique publique.
Il est désormais le seul responsable des chiffres publiés.
Ce nouvel outil, associé à de nouveaux logiciels de rédaction des plaintes pour la gendarmerie et la police, intégrant un module statistique performant, permet de livrer des données statistiques robustes et fiables et de bâtir une analyse objective.

Un bilan nuancé en fonction des catégories de faits de délinquance

 Globalement, le nombre de faits de délinquance reste stable : 9 855 cette année contre 9 870 en 2014. Parmi ceux-là :

  • Les AAB (atteintes aux biens) progressent de 1,34% (- 6,15% au niveau national)
  • Les AVIP (atteintes volontaires à l'intégrité physique) baissent de 2,7% (-0,9% au niveau national)
  • Le EIEF (escroqueries et infractions économiques et financières) baissent de 5,7% (elles augmentent de plus de 14% au niveau national)

Bien qu'augmentant faiblement (1,34%), les AAB pèsent sur le résultat final car elles représentent à elles seules 73% de la totalité des faits.

LES AAB (atteintes aux biens)

Cette rubrique se divise elle-même en 3 sous-rubriques :

  • Les vols sans violence (87% des faits)
  • Les vols avec violence (2% des faits)
  • Les destructions et dégradations (11% des faits)

Parmi les vols sans violence :

Les CAMBRIOLAGES sont en hausse de 11,1% en Tarn-et-Garonne alors qu'ils sont en baisse de 3% en France. Les seuls cambriolages des habitations (principales et secondaires réunies) représentent 65% du total des cambriolages.

Les VOLS DE V.L. (véhicules légers), qui étaient en forte diminution en 2014 sont repartis fortement à la hausse (+35,5%) alors que dans le même temps ils sont en légers repli au niveau national (-0,7%). Ces vols concernent des véhicules de gamme modeste.

Les VOLS DE 2RM (2-Roues motorisés) sont également à la hausse (+13,7%) alors que, là aussi, ils diminuent au niveau national (-9,4%).

Les dispositifs de lutte contre les cambriolages resteront fortement mobilisés en cette année 2016 : plan de lutte contre les cambriolages, alerte SMS commerce, application pour smartphone « stop cambriolage », conventions de partenariat avec les polices municipales et enfin conventions de participation citoyenne qui ont vocation à amplifier l’action des forces de l’ordre.

LES AVIP (atteintes volontaires à l'intégrité physique)

Les AVIP étaient nettement partis à la hausse en 2014. L'évolution favorable en 2015 (-2,7%) vient corriger la courbe, en remarquant que sur la France entière la baisse n'est pas aussi marquée (-0,9%).

Les AVIP se divisent elles-mêmes en 4 sous-rubriques :

  • Les violences physiques crapuleuses, principalement des vols avec violences (11% des AVIP)
  • Les violences physiques non crapuleuses  (57,5% des AVIP)
  • Les violences sexuelles (9,5 % des AVIP)
  • Les menaces et chantages (22% des AVIP)

Les violences physiques crapuleuses ne représentent "que" 11% des AVIP mais sont souvent spectaculaires et contribuent au développement du sentiment d’insécurité : elles augmentent de 150 en 2014 à 167 cas en 2015.

Les violences physiques non crapuleuses constituent le principal contingent des AVIP. Il s'agit principalement des coups et blessures volontaires, non liés à un vol ou à un motif sexuel (faits constatés lors de troubles de voisinage ou dans la sphère privée).

Elles aussi ne constituent qu'un faible pourcentage des AVIP (9,5%) mais les violences sexuelles font l'objet d'une attention particulière en raison de leur caractère hautement traumatisant : les viols sur des majeur(e)s sont en augmentation (+ 69%), tout comme les viols sur des mineur(e)s (+ 39%). Il n'est pas possible de dire aujourd'hui si ces chiffres traduisent une augmentation avérée du nombre de faits ou s'ils découlent de l’action de lutte et de prise en charge des victimes par les pouvoirs publics.

En matière de prévention et de lutte contre les violences intrafamiliales, l’Etat en Tarn-et-Garonne et ses partenaires mettent en oeuvre une action volontariste.  2015 a vu la concrétisation de trois dispositifs : la création d’un poste de coordinateur des parcours et des acteurs compétent pour traiter des violences faites aux femmes et des violences intrafamiliales ; le protocole départemental relatif au traitement des mains courantes et des procès verbaux de renseignements judiciaires en matière de violences conjugales ; la convention de généralisation du téléphone grave danger TGD.
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LES EIEF (escroqueries et infractions économiques et financières)

Elles sont en baisse pour la 3ème année consécutive en Tarn-et-Garonne (-5,7%) alors que dans le même temps elles sont en augmentation notable sur l'ensemble de la France (+14,1%).

LA DÉLINQUANCE ROUTIÈRE

Le bilan 2015 de l'accidentologie en Tarn-et-Garonne s'établit à :

  • 177 accidents (- 4 par rapport à 2014)
  • 28 tués (+ 4 par rapport à 2014)
  • 145 blessés hospitalisés (- 3 par rapport à 2014)
  • 68 blessés légers (- 17 par rapport à 2014)

L’augmentation des tués est la plus forte observée dans l’ex-région Midi-Pyrénées et bien au-dessus de celle observée au plan national (+2 %).

Sont identifiés comme très significatifs les accidents à un seul véhicule contre un obstacle fixe (arbres, ponceaux, etc) et les accidents liés à une alcoolémie excessive.

On note également une surexposition des usagers vulnérables (piétons, cyclistes, motards) au risque routier (11 tués sur 28). Les 2 roues motorisés (2RM) sont particulièrement surexposés : ils sont impliqués dans 27 % des accidents et représentent 21 % des tués.

Les 3/4 des accidents de 2RM sont des collisions à plusieurs véhicules, démontrant ainsi un manque évident de partage de la route par la majorité des usagers locaux.

En 2015 on observe une dérive du comportement des usagers en matière de non-respect de la vitesse : la progression des infractions enregistrées par les radars est de 11 % (79 323 en 2015 pour 71 457 en 2014).

Face au relâchement du comportement des conducteurs, le préfet a clairement annoncé sa volonté de réprimer les comportements dangereux par la présence renforcée des forces de l’ordre sur les lieux et aux horaires les plus accidentogènes et le déploiement des radars de nouvelle génération (radars leurres, radars tourelles, panneaux SR3...) en complément des 13 radars double sens mis en service en 2015.

Parallèlement, l’ensemble des services de l’Etat poursuit les actions de sensibilisation : interventions en milieu scolaire, primaire, collège, lycée, permis piéton, opérations coordonnées (foires-expos...), rencontres de la sécurité, actualisation des connaissances des seniors... Des  sessions de formation au risque routier sont organisées en direction des seniors leur permettant de réviser le code de la route, d’intégrer les nouveaux panneaux, de pratiquer une conduite sur simulateur et d’aborder les problématiques de la conduite liée à l’âge.