Communiqués de presse

Exercice de sécurité "nombreuses victimes-acte de terrorisme" le vendredi 15 décembre 2017

 
 

Exercice de sécurité "nombreuses victimes-acte de terrorisme" le vendredi 15 décembre 2017 au lycée Jean de Prades : pour tester la réponse opérationnelle des acteurs de la sécurité et la prise en charge des victimes.

La préfecture de Tarn-et-Garonne a organisé le vendredi 15 décembre 2017 un exercice de sécurité ORSEC-nombreuses victimes-acte de terrorisme au lycée Jean de Prades à Castelsarrasin.

L’exercice simulait l’irruption d’individus armés dans l'établissement scolaire, l’intervention des forces de la sécurité intérieure et l’assaut contre les assaillants, l’évacuation et la prise en charge des victimes et des impliqués.

Cet exercice a permis de tester au niveau départemental la nouvelle doctrine opérationnelle d'intervention : elle associe notamment les forces de sécurité intérieure (Police nationale et Gendarmerie nationale), l'autorité judiciaire et les forces de sécurité civile (SAMUService d'aide médicale urgente, SDISService départemental d'incendie et de secours, associations de sécurité civile Croix Rouge et association départementale de sécurité civile) dans le cadre notamment du plan ORSEC - nombreuses victimes (dit plan ORSEC NOVI) spécifique aux actes de terrorisme. Pour le lycée Jean de Prades, il a été l'occasion de mettre en œuvre son plan particulier de mise en sécurité (PPMS).

Il ne s’agit pas du premier exercice en lien avec la menace terroriste organisé en Tarn-et-Garonne mais cet exercice a innové sur plusieurs points : d'abord, par le nombre de participants, ensuite par les objectifs à tester.

18 services ont été mobilisés, soit près de 250 participants dont 75 figurants "victimes" parmi les lycéens et agents de Jean de Prades et les élèves infirmiers de l'institut de formation en soins infirmiers. Il faut ajouter les 1000 élèves du lycée qui ont participé à l'exercice PPMS.

Au-delà des objectifs liés à la chaîne de l'alerte et de commandement et à la coordination entre les services, cet exercice a permis de tester pour la première fois les techniques de dégagement d'urgence des victimes et l'organisation des secours au point de rassemblement des victimes, ainsi que les outils de recensement et d'identification des victimes (SINUS/SIVIC).

De même, un centre d’accueil des impliqués (CAI) a été gréé par la Croix Rouge, avec l'appui de l'association départementale de la sécurité civile (ADPC). Il avait pour mission d’accueillir les impliqués (non blessés), d’identifier leur besoin, de les réconforter en apportant boissons chaudes, soutien psychologique via la cellule d’urgence médicopsychologique (CUMP), conseils sanitaires.

Le retour d'expérience de l'exercice permettra de capitaliser les enseignements pour renforcer l’efficacité des dispositifs opérationnels et faire face, en tous temps, aux phénomènes susceptibles de mettre en crise la société.